Le matériel à utiliser

Le tennis de table, sport d'intérieur, ne nécessite rien d'autre qu'une raquette et une tenue. C'est donc un sport peu onéreux pour les débutants, d'autant plus que l'on peut commencer avec des raquettes d'entrée de gamme. Les joueurs plus confirmés achètent une housse de protection pour préserver les revêtements de l'usure et des chocs, des chaussures plus adaptées, une petite serviette de bain pour éponger la sueur. Parmi les achats habituels, on notera également les balles d'entraînement, des plaques de rechange (un des principaux investissements), de la colle rapide (qui accélère la vitesse et la rotation des balles mais qui n'est plus autorisée en compétition) et un produit d'entretien pour revêtement avec son éponge. Les colles rapides à base de solvants volatils sont interdites dans le monde entier depuis 2008 car les solvants utilisés sont nocifs.

La tenue
La tenue de jeu se compose d'un short ou d'une jupette, d'une chemisette, de chaussettes et de chaussures de sport "indoor". Lorsque l'on fait partie d'un club, on doit également avoir le maillot du club pour les compétitions par équipe ou individuelles. En effet, le règlement impose que tous les joueurs d'une équipe d'un club portent le même maillot, de même que les deux joueurs d'un double s'ils sont du même club. La couleur blanche est interdite.

La raquette (parfois appelée "palette")
Sa forme, sa dimension et son poids ne sont pas réglementés, seule l'épaisseur des revêtements est limitée à 4 mm. Le corps de la raquette, ou "bois", doit être plat et rigide. Au moins 85% de l'épaisseur totale de la raquette doit être en bois naturel. La ou les faces utilisées pour frapper la balle doivent être recouvertes d'un revêtement en caoutchouc d'un seul tenant, d'épaisseur et de couleur uniforme ; obligatoirement une face est rouge vif, l'autre noire (si une face ne comporte pas de revêtement, il est interdit de s'en servir pour frapper la balle et elle doit être peinte de la couleur opposée au côté possédant un revêtement). Entre le revêtement et le bois, il est fréquent d'avoir une épaisseur de mousse synthétique. Les fédérations publient chaque année une liste des revêtements autorisés.
Les plaques et les bois sont choisis en fonction du style de jeu recherché : on distingue le jeu offensif (jeu rapide mais peu de contrôle de la balle), le jeu défensif (bon contrôle mais balles plus lentes) et le jeu allround (vitesse moyenne et contrôle correct). On considère généralement que les plaques sont responsables à 80 % du style de jeu et le bois à 20 %. Les joueurs peuvent en plus utiliser des colles spéciales dont le solvant influe sur l'élasticité des plaques en gonflant les alvéoles de la mousse. Ceci a pour résultat d'augmenter la vitesse de frappe ou l'amplitude des effets. Ces colles ne sont efficaces que quelques heures au mieux pour donner tout leur potentiel. Il existe aussi des colles rapides dont l'effet est de dix jours qui prennent un peu plus de temps pour sécher. Les colles à base de solvants (VOC) sont interdites dans toutes les compétitions par les règlements de l'ITTF depuis la fin des Jeux Olympiques de Pékin en 2008.
Le revêtement fait l'objet d'un soin particulier : c'est lui qui est au contact de la balle et qui donne le plus de sensations. Il se compose d'une surface extérieure au contact de la balle, et d'une mousse synthétique intercalée entre cette surface et le bois de la raquette. Il est autorisé d'avoir un type de revêtement différent sur chaque face de la raquette. Seuls certains revêtements sont néanmoins autorisés en compétition (la liste est disponible sur le site de la fédération internationale). Un revêtement possède 2 caractéristiques intrinsèques (c'est-à-dire liées à la manière dont il a été conçu) : son adhérence (qualité du contact entre la balle et le revêtement) et la vitesse à laquelle il est capable de renvoyer la balle ; en se combinant, ces caractéristiques se traduisent par les qualités suivantes recherchées par les pongistes :

  • contrôle de la balle
  • capacité à donner de l'effet à la balle
  • vitesse de renvoi

Mais la classification la plus courante et la plus évidente se base sur l'apparence physique du revêtement. Il existe ainsi :

  • le picot long : le caoutchouc est composé de petits plots disséminés régulièrement sur la surface du caoutchouc qu'on appelle des picots. La hauteur des picots est identique pour un revêtement, mais il existe plusieurs hauteurs de picots. Historiquement, ce sont les premiers revêtements en caoutchouc qui sont apparus. Les picots donnent à la balle un effet "flottant" déstabilisant pour l’adversaire : sa spécificité est de renvoyer l'effet inverse de celui mis par l'adversaire : une balle liftée revient coupée et inversement.
  • le soft : revêtement avec des picots très courts qui permet un jeu à base de frappe ou de contre à la table. Il est parfois utilisé pour défendre loin de la table.
  • le picot mi-long : revêtement hybride entre le soft et le picot long. Il permet un jeu déstabilisant à base de balles fusantes mais il permet aussi un jeu à base de contre ou de frappe sans ou avec très peu de rotation.
  • le backside ou picot retourné : le picot est collé sur la mousse et on joue avec le côté plat du revêtement ; c'est de loin le revêtement le plus répandu et le plus facile à prendre en main, du moins pour les revêtements les plus courants. Sa caractéristique essentielle est son adhérence : pour ce revêtement très populaire, les fabricants proposent un vaste choix, allant des revêtements très adhérents (offrant en général beaucoup de contrôle sur la balle) à des revêtements lisses, sans contrôle (cf. le revêtement antitop).
  • l’antitop : c'est un revêtement très lisse de type "backside", très peu adhérent. Sa particularité est de ne pas être sensible à l'effet mis par l’adversaire ; la contrepartie est qu'il ne permet pas de mettre de la rotation dans la balle.

Mais le revêtement est aussi caractérisé par sa mousse, qui se situe sous le caoutchouc. Il existe divers types de mousses :

  • supersoft : on obtient avec cette mousse très tendre soit un grand effet catapulte avec la colle rapide, soit un revêtement plus tendre et précis sans colle rapide.
  • soft : ces mousses améliorent le contrôle de balle, avec toujours autant de spin mais moins de vitesse.
  • medium : une mousse standard, avec un rapport équilibré entre vitesse, effet et contrôle.
  • hard : beaucoup de vitesse, moins de contrôle, et un peu moins de possibilités en topspin (le contact balle/raquette permettant les effets étant bien plus court).

La salle
Le sol doit être plat (pas de bosses ou de creux) et horizontal. Le revêtement de sol doit être conforme à la norme AFNOR NFP 90 203 et à la marque NF 192 (Norme Française). Il doit être bien fixé et non glissant. Il peut être manufacturé, collé ou en parquet (le parquet est accepté, mais est déconseillé car il peut être glissant). Les matériaux tels que le dallage, le carrelage, le linoléum, le béton, le bitume, l’enrobé, le ciment ainsi que les revêtements pelliculaires sans couche d’absorption des chocs, sont à éviter. La hauteur sans obstacle (luminaires, poutres, etc.) doit être de 4,5m minimum (5m pour les Championnats du Monde ou d'Europe). L'éclairage et la température de la salle doivent être corrects. L'aire de jeu doit mesurer au minimum 12m x 6m (14m x 7m pour les Championnats du Monde ou d'Europe). Les murs doivent être recouverts d'une teinte pastel, mate et uniforme sur au moins 3m de hauteur.

La table de jeu
C'est une table rectangulaire (2,74m de long sur 1,525m de large), dont le côté supérieur est situé à 76cm au-dessus du sol. La surface de jeu est de couleur foncée et mate, généralement bleue ou verte (les tables vertes sont plutôt rares aujourd'hui). Elle est entourée d'une bande blanche de 2cm de large, appelée "ligne de fond", sur les bords les plus étroits de la table, et "ligne de côté" pour les 2 autres côtés. Elle est divisée en deux camps identiques par un filet de 15,25cm de haut, débordant de chaque côté. Chaque demi-table est elle-même divisée en deux par une mince bande blanche, qui ne sert qu'au service dans le cas du jeu en double : dans ce cas, la balle doit commencer dans la partie droite de la demi-table et arriver dans la partie opposée en diagonale de la demi-table adverse.

La balle
C'est une sphère parfaite en celluloïd, ou autre matière plastique aux propriétés voisines, de couleur orange ou blanche en compétition. Elle pèse 2,7g et a un diamètre de 40mm (avant 2000, le diamètre de la balle était de 38mm). La balle doit respecter certaines conditions de rebond : lâchée de 30cm au dessus de la table, elle doit rebondir d'au moins 23cm. Lors des compétitions officielles, les joueurs échangent avec des balles trois étoiles. Ces balles sont de meilleure qualité, c'est-à-dire plus rondes et plus dures, elles sont également plus fragiles et plus chères que les balles ordinaires. Pour le loisir ou les séances d'entraînement, les joueurs utilisent des balles beaucoup moins chères, codifiées 2 étoiles, 1 étoile ou sans étoile.

Autres matériels

  • Des séparations, d'une hauteur uniforme d'environ 75cm, entourent l'aire de jeu ou séparent les aires de jeu quand il y en a plusieurs. Ces petits "murs" très légers, composés d'un arceau de métal creux qui soutient une bâche plastique arrivant au ras du sol, gardent les balles dans l'aire de jeu pour limiter le déplacement et éviter qu'elles perturbent le déroulement d'un autre match. Sur ces séparations, les joueurs peuvent mettre une serviette pour s'essuyer le visage mais ne sont pas autorisés à mettre de quoi boire et manger.
  • Un marqueur, panneau composé de deux séries de chiffres (1 à 25 en général) utilisé par l'arbitre d'un match pour afficher le score de chaque joueur et le nombre de sets gagnés.
  • Une table d'arbitrage pour poser le marqueur.
  • Dans les rencontres officielles, une feuille de match qui récapitule tous les matchs et les résultats obtenus lors d'une rencontre entre deux équipes.
  • Une pige servant à mesurer la hauteur du filet (15,25cm) et à vérifier l'épaisseur des revêtements (4mm).