2ème tour des Vétérans - 20 novembre 2009
OM 1 - PSG 0 : le Parisien se prend une casquette

Les photos seules, publiées sur le site, pourraient occulter le résumé et suffire à tout expliquer. Mais quelques lignes sont toujours nécessaires, ne serait-ce que pour situer l'endroit et le moment de l'action. Déjà notre Caille, supporter des Parisiens, arriva à Neaufles avec la casquette du PSG vissée sur la tête, qu'il ne quitta pas de la soirée. Bien sûr, quand Dom le Marseillais l'a vu, c'était parti pour le "chambrage".

Nous étions répartis sur deux sites à Evreux : Bruno M, Patrick LECOUTRE (récupéré en passant sur le parking de Vesly) et JMDENSM (voiture 1) à la JA. Le Marseillais, le Parisien, Jean-Luc, Momo et Bruno B (voiture 2) au CANADA. Les deux voitures se suivaient. Au feu tricolore provisoire signalant les travaux au carrefour de la direction de Tourny, il fallut s'arrêter. Evidemment, la caille est venue ouvrir le coffre de la Xsara, histoire de nous faire peur; mais les plus surpris furent Patrick et Bruno M qui ne l'avaient pas vu arriver dans le rétroviseur. Le coffre refermé, nous repartîmes tranquillement vers Vernon où, à la sortie de la ville après le château de Bizy, nous tentâmes avec la Citroën, après le dépassement d'un camion dans la côte, une figure Loebienne dans le virage en épingle à cheveux au lieu-dit le Mont de Bizy. Pas facile. Bruno M en copilote s'est pris au jeu croyant même qu'on allait le passer au frein à main : "Tu fais quoi là; tu tentes une Sébastien Loeb au frein à main... Oh là, mais il va le faire...!" Mais non, c'est juste qu'à cet endroit ça tourne sec. Même Bruno B se laissa surprendre. Enfin, nous arrivâmes à la hauteur du carrefour du Champ d'Enfer, après la Madeleine, où le chemin des deux voitures se sépara, une pour aller au CANADA sur la gauche, l'autre à la JA tout droit, sans manquer de crier par les vitres ouvertes, véhicules côte à côte : "Allez l'OM, allez Paris".

A 23h30, nous nous retrouvâmes tous à la base des GITPN, au gymnase, pour le débriefing, où immédiatement nous apprîmes que notre Parisien à casquette classé 762 venait de perdre contre une joueuse classée 500. Tout de même, une défaite contre une classée 500 ! Fallait-il qu'il lui en arrive une sévère au Didier ? Est-ce la défaite de Paris face à l'OM qui le pertubait ? A-t-il joué le match avec la visière de son couvre-chef qui lui masquait les yeux ? N'a-t-il pas supporté que ce soit Heinze, un ancien du PSG, qui marquait le but victorieux de l'OM ? Dom le Marseillais l'aurait-il déconcentré en le chambrant un peu trop ? Pas du tout ! La vue n'était pas cachée, bien au contraire, il n'y avait pas de brume à l'horizon. Regardez les photos et vous jugerez par vous-même. D'ailleurs, nous ne le crûmes pas quand il nous dit que Visita (son prénom) était ancienne championne de l'Eure et qu'elle revenait à la compétition après plusieurs années d'absence... Trop forte la Caille parisienne pour essayer de justifier sa défaite. Aussi, si vous l'aviez vu arbitrer la rencontre entre cette petite dame et un autre compétiteur, assis à la table d'arbitrage, le casse-croûte à la main, la casquette PSG sur la tête façon Mario Bros... vous en rigoleriez encore. C'est unique. C'est exceptionnel. Les superlatifs ne sont pas exagérés. Les matches terminés, histoire de montrer que les Gisorsiens étaient toujours là et que nous ne perdions pas les bonnes habitudes, sur les gradins, nous fîmes sauter le bouchon d'une bonne roteuse avec le bon petit bruit caractéristique qui fait retourner les têtes de ceux qui connaissent ce petit son et qui disent : "Oh ça, c'est un son qu'on connait !". Un vétéran en profita même pour trinquer avec nous. Minuit était passé, il entamait le premier jour de ses 75 ans. C'est comme ça ! Le premier trinquage de ses 75 ans, il le faisait avec nous. Même Dom, sans le savoir, lui avait offert son cadeau d'anniversaire "en le laissant gagner" un peu plus tôt dans la soirée. 

Ensuite, il était temps de rejoindre le restaurant de la bourrique. En arrivant à la gare, ce fut extraodinaire. Bruno B stationna sur le parking de la gare d'Evreux, à côté d'une voiture dans laquelle il y avait quatre jeunes, visiblement supporters de l'OM. Imaginez la réaction de la bande ébroïcienne voyant la casquette marquée PSG. "Ouah un Parisien, ouoouh ! Paris a perdu ! Allez l'OM !". Le plus fort de tout ça, c'est Dom le Marseillais qui ne manqua pas l'occasion et qui se mit à chanter à tue-tête, à une heure du matin, avec les occupants de la voiture : "Nous sommes les Marseillais, nous sommes les Marseillais et nous allons gagner". Un moment d'anthologie. Après le chant olympien, nous traversâmes la route qui sépare le reste du monde du bastion bourriqueux où Didier déclencha presque une émeute quand Josette et le serveur fétiche l'aperçurent à travers la porte vitrée de l'établissement. Ils quittèrent le bar et sortirent du restaurant à toute vitesse, pour se précipiter sur lui comme s'il était une star du show biz. "What else !". A ce moment-là nous étions dans le sensationnel. Regardez les photos, vous comprendrez mieux. Nous rentrâmes enfin dans la salle qui est quand même l'ultime but de notre virée et nous saluâmes le patron du bout du bar qui pour l'occasion arbora un large sourire; ça en dit long sur la popularité des vétérans gisorsiens. Avant, il n'ouvrait les yeux qu'au moment de l'addition, maintenant il les ouvre dès notre arrivée et en plus il sourit. Quand on vous dit que nous sommes de bons samaritains. Enfin, nous nous mîmes à table avec les vétérans de Croth pour manger les andouillettes-frites-sauce, les saucisses-frites, les omelettes-frites et boire les pressions, le Beaujolais nouveau et... une unique carafe d'eau et un seul verre de coca. Et toujours la même animation avec Josette, le serveur et Didier super star. Vint ensuite le temps des desserts et de la chantilly qui accompagnait les glaces. Mais pas que les glaces. Car il n'était certainement pas prévu d'en répandre sur le polo de Didier. Du coup, il n'hésita d'ailleurs pas à s'alimenter directement à la source, c'est-à-dire au bec verseur de la bombe à chantilly. C'était, comme on dirait entre nous, de la Caille à la chantilly. Encore quelques bonnes rigolades et après un petit café et une petite spécialité locale à base de pommes, nous repartîmes pour être de retour à Neaufles à 3h20. Quel talent !

Voilà, on peut conclure avec cette maxime qu'on dit chez nous dans le Vexin Normand : "Le bonheur des vétérans pongistes, c'est une bonnne raquette, une bonne serveuse et une bonne digestion" ! Bravo à tous les héros ce cette histoire : Didier, Dom, Jean-Luc, les Bruno's, Momo, Patrick et les camarades de Croth (ajout de la webmastrice : sans oublier notre reporter Jean-Marie). Que du bonheur !
Jean-Marie, Grand Reporter des Vétérans

Résultats des rencontres
Mokrane finit 1er de sa poule
Bruno M finit 1er de sa poule
Dom fait une sacrée perf
Jean-Marie : 2 victoires et 2 défaites
Jean-Luc : 2 victoires + 1 défaite
Bruno B : 4 victoires + 1 défaite
Résultats des autres joueurs en attente

1er tour des Vétérans - 16 octobre 2009

Chacun sait qu'il se passe toujours quelque chose lorsque les Vétérans de Gisors se déplacent à Evreux pour les individuels. Notons au passage que ce cru, ce grand cru de joueurs, est un hors d'âge qui a vieilli à l'ombre des loisirs du jeudi soir. C'est de la fine équipe, qui assimile ces déplacements à une intervention d'élite, digne d'un G.I.T.P.N. (Groupe d'Intervention du Tennis de Table de la Porte Normande). Ni plus, ni moins ! Trois raisons pour expliquer leur motivation et leur implication : retrouver les copains des autres clubs, la "troisième mi-temps" au restau de la bourrique, chez Josette, si cher à Didier et bien sûr la compétition.

La sortie du 16 octobre n'a pas dérogé à la règle. Départ de Neaufles Saint-Martin à 19h10. Première anecdote, la roue arrière droite du véhicule de Jean-luc a une crevaison provoquée par un clou entre Dangu et Vesly, obligeant l'arrêt de la voiture ainsi que celle de Dominique qui suit. La réparation s'effectue en 10 minutes chrono, car il faut imaginer le staff technique qu'il y avait autour: Didier, Jean-Luc, Bruno, Dominique, Mokrane et Jean-Marie. Si Jean Todt a besoin de nous chez Ferrari, pas de problème...

A Evreux, les compétiteurs sont répartis dans trois salles : Gravigny, la J.A. et le Canada. Chacun dispute ses matches, avec des issues différentes : Bruno remporte 3 matches sur 5, Dominique en gagne 3 sur 4, Didier et Mokrane 3 sur 5, Jean-Luc 1 sur 5 et Jean-Marie 0 sur 5. A la fin des compétitions, tout ce petit monde se retrouve au Canada, la base arrière et de repli du G.I.T.P.N., qui permet de faire le point sur les parties jouées et les adversaires rencontrés, c'est comme un débriefing. Tout ceci avant d'entamer une descente chez Josette.

Avant d'y arriver, Didier est presque intimidé de retrouver sa Josette et elle, presque émue de revoir son client-joueur préféré. A chaque fois dans ce bar, c'est une entrée triomphante que font nos valeureux et chaleureux vétérans du vendredi soir. Ils claquent la bise à toutes les filles présentes et Didier super star n'oublie pas de saluer le gardien du tiroir caisse, là-bas au bout du comptoir, qui n'ouvre les yeux qu'au moment de l'addition. C'est comme ça ! Ensuite, on partage le repas dans une ambiance conviviale avec les collègues de Croth.

Pourtant, il faut repartir à une heure bien précise car c'est la coutume qui l'impose : 3h20 à Neaufles. C'est un retour qu'on peut qualifier de triomphal; à croire que toutes les polices de France recherchent nos vétérans. Un premier barrage de policiers, bizarre. Un deuxième barrage, tiens donc, peut-être qu'il s'est passé un évènement indésirable. Un troisième barrage, aucun doute c'est fois-ci ce sera pour nous, eh oui ! Une gendarmette, torche à la main, intervient : papiers, descendez du véhicule, ouvrez le coffre. Et là, on entend, venant du véhicule : oui allez-y la snouff est cachée dans les sacs. Sueurs froides pour Jean-Luc ? La dame a de l'humour. D'où venez-vous ? D'une compétition de tennis de table (n'oublions pas qu'il est quand même trois heures du matin). Ouvrez la boîte à gants. Où allez vous ? A Gisors. Bonne route Messieurs. Au revoir Madame. Il y aura encore un barrage au carrefour des Thilliers.

Et comme d'habitude, on arrive à Neaufles à 3h20. Quel talent !
Jean-Marie, Grand Reporter des Vétérans